Les echos des CEMEA n°4

 

SOMMAIRE :
  • Edito : Hommage à un passeur
  • Les premières tendances de notre enquête sur les risques psychosociologiques
  • L’actualité des CEMEA
  • Que s’est-il passé à la séance plénière du comité d’entreprise du 25 avril
  • La citation du mois

Edito : Hommage à un passeur

Ce texte de Jacques Ladsous est plus que jamais d’actualité
« L’action sociale a fait place aujourd’hui à la cohésion sociale. Est-ce un bien, est-ce un mal ? L’avenir nous le dira. S’il s’agit d’une cohérence sur les valeurs, les évolutions nécessaires, et les victoires sur l’exclusion et la misère, alors bravo ! S’il s’agit de ramener l’ensemble aux normes sociales qui satisfont la majorité de nos citoyens, alors tant pis ! Mais ce tant pis peut n’être que provisoire. Ensemble nous avons une capacité de résistance qui devrait nous permettre de regagner le terrain perdu. Si nos compétences se mettent au service des valeurs qui ont contribué à la mise en place de ce secteur de travail, plus utile encore aujourd’hui que jamais ; si nos compétences conduisent à des engagements plus précis, alors nous pouvons (…) revenir à la défense des droit, accepter les risques d’inventer de nouveaux modes d’actions, constituer une force capable d’agir sur le champ politique.
Pour cela, il suffit que nous passions de la prise de conscience de l’état des lieux d’aujourd’hui à des propositions susceptibles de relancer l’évolution. Avant de mourir, Stéphane Hessel a dit qu’il conservait cette espérance de voir les jeunes refuser l’abandon et s’engager dans une reconstruction. Je l’espère aussi. »

Les premières tendances de notre enquête sur les risques psychosociologiques.

79 salarié.e.s ont renvoyé le questionnaire dont 59 femmes et 20 hommes. 14 Associations sont représentées dans les réponses. Tous les métiers sauf les cadres dirigeants sont représentés.

Quelques chiffres bruts : 78,5% des salarié.e.s interrogé.e.s ont répondu devoir travailler dans l’urgence ; 86,10% disent devoir gérer plusieurs dossiers à la fois ; 11% évoquent un harcèlement moral et 40,5 % des agressions verbales. Enfin, 88.6% se connectent en dehors des heures de travail.
Il s’agit de tendances brutes. Quand nous commençons à croiser les données on constate, par exemple, que les hommes sont davantage concernés par les horaires atypiques (63%) que les femmes. Il semblerait, aussi, que l’ancienneté contrairement au genre et à l’âge ne jouent que très peu sur les résultats. Nos premières constatations tendent à montrer que les femmes se sentent davantage victimes d’agression, de conflit et d’isolement.
C’est ce travail d’analyse qui est en cours de finalisation…

L’actualité des CEMEA

Les rendez-vous à venir :
Prochaine séance plénière du Comité d’Entreprise le 18 mai
Prochaine négociations annuelles le 14 juin

Les informations :
Jean-Baptiste Clérico a été élu à l’unanimité Directeur National en charge de la pédagogie par le conseil d’administration du 12 mars

A suivre :
Dans le compte rendu de la commission administrative et financière du 9 février 2017 sont évoquées, dans le cadre d’une baisse des CPO nationales en 2018, plusieurs hypothèses dont : la baisse du nombre de détaché.e.s pris en charge (un lien est fait avec les grandes régions) ; l’augmentation de la contribution des AT au réseau de 1% à 4 % ; la baisse du financement de l’AN. Ces hypothèses doivent être affinées pour mesurer l’impact par association.
Nous devons être très vigilants et suivre l’évolution de ce travail pour en évaluer les conséquences sur les organisations de travail et les budgets des associations.
Dans ce compte-rendu est aussi évoqué un dispositif (apport avec droit de reprise) qui permettrait d’améliorer les fonds propres de certaines associations.

Que s’est-il passé à la séance plénière du comité d’entreprise du 25 avril

Nos élu.e.s ont fait la déclaration suivante :

D’une manière générale les élu.e.s de la Ferc-Cgt souhaitent revenir sur l’élaboration des PV et leur communication. Depuis le début de mandat du SepUnsa nous observons que les PV arrivent plusieurs semaines après les séances plénières. Si nous avons entendu les problèmes informatiques, nous regrettons encore une fois que le 24 avril, veille du Comité d’Entreprise, les élu.e.s Ferc-Cgt n’ont été destinataires d’aucune version du PV du 14 mars. Nous savons que cet exercice n’est pas simple. Pour autant les élu.e.s disposent d’heures de délégation qui devraient leur permettre de se libérer pour remplir leurs missions d’élu.e.s. Ce constat vient s’ajouter au « bug » autour de l’ordre du jour de cette séance qui nous est parvenu hors délai, ce qui complique notre travail de préparation des points à traiter. Après ces 4 mois d’expérience, nous souhaitons que ces remarques soient prises en compte afin que nos élu.e.s puissent travailler dans des délais et conditions convenables dans l’intérêt de tous.

Concernant les fermetures annuelles notre position est la suivante :

Nos élu.e.s pointent, comme chaque année les inégalités entre les régions. Ils rappellent que les congés payés sont destinés à permettre au salarié de se reposer. Ainsi, selon l’article D3141-1 du code du travail : « L’employeur qui emploie pendant la période fixée pour son congé légal un salarié à un travail rémunéré, même en dehors de l’entreprise, est considéré comme ne donnant pas le congé légal, sans préjudice des dommages et intérêts auxquels il peut être condamné. »
Nos élu.e.s s’interrogent sur le respect de cette obligation. Ils relèvent, par exemple, que durant les fermetures de noël des stages BAFA ou BAFD sont programmés sur lesquels sont, parfois, mobilisé.e.s des salarié.e.s.

Concernant le bilan social :

Notre analyse de l’ensemble des données tant à montrer une précarisation de l’emploi au sein de notre UES.

  • La baisse continue des CDI depuis 2014 est notable surtout qu’il s’agit du chiffre le plus bas jamais enregistré. Même durant la crise de 2013 le nombre de CDI était plus élevé. Ce chiffre traduit, pour nous, les orientations politiques de la gestion du personnel ainsi que les plans sociaux.
  • Le nombre de départ en encadrement et le nombre d’embauche présentent un différentiel de -12. Ce chiffre nous questionne sur la politique d’embauche en référence aux appels à candidature. Aujourd’hui, certains postes d’encadrement ne sont-ils pas remplacés par des postes classés dans la grille des métiers de la pédagogie, de la recherche et du développement ?
    Ces constats avec les régionalisations qui se profilent n’est pas de nature à nous rassurer. Nous sommes aussi très inquiets au regard du nombre d’arrêt maladie.

Concernant le rapport égalité professionnelle

Nos élu.e.s ont décidé de ne pas voter l’avis favorable proposé par le SepUnsa. En effet, depuis la création de ce document non demandons que soient introduites des données permettant, notamment, de mesurer combien de cadres ont bénéficié de promotion interne au cours de leur carrière ; Parmi les directeurs/trices combien ont bénéficié de promotion interne au cours de leur carrière ; le délai moyen d’obtention des promotions ; quel est l’écart entre le salaire d’une personne rentrant de congé parental et le salaire moyen d’une personne n’étant pas partie en congé parental ; qui composait les jurys des dix derniers recrutements… Force est de constater qu’aucun outil n’a été mis en place pour les recueillir. Par conséquent les chiffres communiqués ne nous permettent pas de mesurer s’il existe ou non des discriminations dans les déroulements de carrière au sein des Ceméa.

La citation du mois :

(Une petite pensée pour jacques)
L’action sociale n’est pas neutre, elle n’est pas seulement aidante, elle s’inscrit dans un combat idéologique, elle est politique. Jacques Ladsous